A brief (and personal) history of FrenchPop #4

 

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Ludovic Triaire – Emma (Ludovic Triaire 1994)  Un album que j’adorais sur une cassette malheureusement égarée …. La gouaille de l’ex-chanteur des Loups sur des mélodies British où l’on roulait en Aston Martin en étant secrètement amoureux d’Emma Peel !

 

Yachines – I believe (Fancy Kane – 1996)  Olivier Brion , de Dorian Gray  à Discover et Ohio , en passant par Yachines , un de nos plus beaux artisans pop …

Los Chicros – Back in the wild  (too cool for school – 2004) Les mystérieux Los Chicros m’avaient emballé avec leur 1er album très cool et ce très réussi retour à l’état (doucement) sauvage.

1973 – Simple song (for a complicated girl) (Bye bye cellphone 2010) Un de mes albums préférés de 2010 des trop méconnus et très classes 1973 .

Any Version Of Me – You can call me a liar (A matter of time – 2012)

Un autre secret (trop bien gardé) de la  pop héxagonale , les Beach Boys en ligne de mire …

Orval Carlos Sibelius – Good remake (Super forma – 2013)  Un pseudonyme de savant fou qui aurait découvert la recette de la chanson pop parfaite dans son laboratoire secret …

Alba Lua – When i’m roaming free (Inner seasons- 2013)  Une mélodie brillante  pleine de guitares et de c(h)oeurs lumineux !

Mermonte – Fanny Giroud (Audiorama – 2014) Magique et sautillante …Fanny Giroud , une de mes meilleures copines  de l’an passé !

 

 

 

 

PoPenStock#7

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Meilyr Jones – How to recognize a work of art ? Echappée belle aux accents Northern Soul du Gallois en vacances de son groupe , les excellents et méséstimés Race Horses .

Beverly – Crooked cop            Des harpèges de guitare et une voix savoureuses :   Coup de coeur pour ce joli classique instantané made in  New York.

Yuuca – Melt   Un petit bijou lumineux et rêveur en provenance de Brisbane . L’Australie pop n’en finit plus de nous épater …

Get Well Soon – It’s love   En matière de pop orchestrale , les Irlandais ont Neil Hannon et les allemands Konstantin Groppe ! C’est forcément moins léger , plus sombre ,  plus wagnérien quoi… Le voici de retour avec ce single annonciateur d’un nouvel album , tout en sobriété efficace ..accompagné d’une vidéo … assez glaçante .

Postal Blue – Bitterness is sweet   Un extrait du nouvel album (le second depuis 2004 !) des (presque ) vétérans de la scène indiepop Brésilenne. Chouette balade au pays  des Byrds , des Smiths ou de Sarah Records .

 

Cozy Catastrophes – Go steady with me   Sur le même label que Postal Blue , une ravissante surprise que ces Cozy Catastrophes . De la pop de chambre fabriquée avec trois bouts de ficelle et beaucoup de coeur.

Chorusgirl- Dream on, bay blue Des réminiscences Lush/The Breeders très agréables extrait d’un premier album à découvrir.

The Fiction Aisle – Lullaby for Hamza    Petit moment de grâce avec cette magnifique reprise de Robert Wyatt par les ex-Electric Soft Parade. Chanson postée par le groupe en hommage aux victimes des tristes événements du vendredi 13 novembre …

…… The world is dark again,
I need your lullaby.
Sleep has gone.
night is much too long again.
Sing me your song,
let me sleep.
Bring me peace…….

Indie love Band : The Frank and Walters

The Frank and Walters est un groupe  à part . Le titre d’une de leur chanson a donné son nom à ce blog . C’est aussi le premier groupe que j’ai chroniqué . Ce n’est pas un hasard . Vous l’aurez compris j’aime vraiment ces gars-là et leur musique . The Frank and Walters est donc un groupe à part.Une des rares formations dont je peux réécouter régulièrement toute la discographie sans peine et toujours avec autant de plaisir . Avec le même sourire béat aux lèvres  . C’est aussi un des groupes les plus attachants (personnalités et chansons confondues) que je connaisse .

Tout a commencé en 1991.  Un trio de doux dingues Irlandais originaire de Cork se fait connaître avec des chansons pop sautillantes aux mélodies entraînantes et aux paroles loufoques. Les frères Paul (chant et basse) et Niall (guitare) Linehan et le troisième larron Ashley Keating (batterie) balancent des mélodies simples et naïves de prime abord mais irrésistibles ! Le tout est réuni sur un mini-album qui contient 8 réjouissantes pépites ….

La parution du 1er album en 1992 suscite beaucoup d’espoirs qui ne seront pas déçus , loin s’en faut . Trains , boats and planes ravit les amateurs de pop songs insousciantes  , bondissantes et mélodiques à souhait ,  à reprendre en chœur . Les critiques ne s’y trompent pas et sont dithyrambiques et le groupe connait un certain succès dans les charts britanniques avec  les  désormais « classiques » After All ou This is not a song .

On dit souvent que les artistes donnent tout dans leur premier album et que le second déçoit . Ce ne fut pas le cas avec Grand Parade , superbe suite à Trains, boats and planes mais qui se fit attendre. Il aura fallu patienter 5 longues années pour avoir le bonheur d’écouter les merveilleux Colours ou Indian Ocean . Les chansons ont pris de la maturité mais la fraîcheur et la qualité des compositions sont toujours bien présentes . On danse toujours la gigue à l’écoute de Saturday night  ou des titres précités , on est aussi touchés par la grâce des magnifiques How can i exist ? ou Lanslide.

L’attente fut mois longue pour la parution du troisième volet des aventures « Frank and Waltersiennes  » . En 1999 , sort le bien nommé Beauty becomes more than life. On y retrouve intact le même amour des mélodies joliment troussées mais teintées d’une certaine mélencolie. Le grain de folie des débuts s’est estompé ,  et quelques notes de synthés font irruption de-ci de-là. On reste cependant sous le charme de ces jolies chansons.

 

L’année suivante , les Frank and Walters prennent  un surprenant virage musical  (qui s’avérera n’être qu’une parenthèse) avec Glass . Le groupe s’essaie en effet à l’électronique et le résultat a sans doute déconcerté plus d’un fan de la première heure . L’album passera relativement inaperçu , faute de tubes malgré les très estimables Underground , New York ,Talking about you ou le magnifique Paradise.

En 2002 paraît un Best Of regroupant les singles du groupe . En 2005 , le frangin guitariste Niall Linehan quitte la formation . En 2006 , c’est au tour d’une seconde compilation de singles enrichie d’inédits (Souvenirs) de sortir. Autant de signes qui n’augurent rien de bon quant à l’avenir des Frank and Walters…

…et pourtant en 2006 , surprise , on apprend qu’un 5ème album doit sortir  …. en Irlande . A renewed interest in happiness (c’est son titre et il le porte  bien ) ne sera distribué en France qu’en 2008 ! L’attente fut longue mais heureusement récompensée. On y retrouve tout ce qui faisait le charme de leurs débuts : des morceaux enjoués , des mélodies entêtantes , une simplicité et une sincérité qui n’appartiennent qu’à eux.

On le sait désormais , nos doux dingues irlandais aiment vivre à leur rythme et prendre leur temps . Quelques nouvelles glanées ça et là , des concerts offerts à des amis dans des petites salles ou dans le pub du coin … Puis  enfin , à l’automne  2010, paraît le single The clock suivi de Song for a futur love (joli single de Noel ) le tout précédant l’album Greenwich mean time qui n’arrivera qu’en 2012. On y retrouve Paul  et sa bande au meilleur de leur forme comme sur Indie Love Song sorti le jour de la Saint-Valentin. Des chansons à la fraîcheur intacte , un brin nostalgiques , évoquant l’amour , l’amitié et le temps qui passe . Temps qui ne semble pas avoir d’emprise sur leurs chansons.

Il y a quelques mois nos Irlandais préférés offraient Look at us now , chanson colorée qui , je l’espère , annonce l’arrivée prochaine d’un 7ème album.

Les bonheurs simples sont souvent les plus essentiels et  c’est là que réside la force de ces chansons : des petits bouts de mélodies entraînantes , de chouettes  refrains à partager et à reprendre à tue tête , des petits moments   précieux qui font du bien . C’est ce qui fait pour moi des Frank and Walters un goupe vraiment à part et essentiel.